Marie-Julie Bourgeois
Après avoir étudié la communication visuelle, Marie-julie Bourgeois a travaillé dans l’audiovisuel en tant que Directrice Artistique ainsi qu’en post-production chez Partizan midi-minuit auprès d’Andrea Giacobbe et des frères Nicolas “les N°6″. Souhaitant développer ses recherches artistique, elle réalise une série de vidéos expérimentales sur le corps et ses extensions à travers divers collaborations avec des musiciens.
Elle participe, en 2007, à une exposition collective sur les métamorphoses et les mutations corporelles à la galerie Dialogos. En 2008, elle obtient le Mastère nouveaux médias de l’ENSCI avec les félicitations du jury. Elle développe des dispositifs interactifs sur les enjeux de la télé-présence, où l’objet caméra est une machine qui envahit notre quotidien. L’installation Tempo (cartographie du ciel en temps réel) a été exposée à la “Nuit Blanche 2008″, dans le cadre du festival “Némo”, au festival “SIANA” à Evry puis au Brésil. Le projet Extension du vide (Caméra virtuelle comportementale) a été présenté dans le cadre de “Futur en Seine” au Pavillon de l’arsenal et au festival “PIKSEL” en Norvège. En 2009, elle obtient une bourse de créateur numérique de la fondation Jean-Luc Lagardère pour le projet Extension parallèle (distorsion temporelle interactive).
Recherches
Qu’y a-t-il à voir derrière le spectre “visible”? Si la lumière, en tant que matière et médium, nous permet de voir et d’être vu, comment peut-elle faire l’objet d’opérations qui transforment notre manière de voir et d’agir ? La plupart de nos appareils de vision, naturels et artificiels, sont dépendants de la lumière. Mes recherches portent alors sur les activités humaines, physiques et perceptives, prises entre lumière et “machine de vision”. Ces deux éléments sont mis en œuvre dans la plupart de mes dispositifs interactifs, qu’ils soient automatiques ou en interaction avec le public.
Dans Tempo, la lumière naturelle du soleil est captée par des webcams puis retransmise et virtualisée dans une composition organisée géographiquement. Cette installation nous donne à voir différents fragments de ciel en temps réel et inverse la vision de ces machines surveillantes. Extension du vide représente l’ombre d’une caméra de surveillance absente. L’aura de ces “extensions de notre vision”, qui prolifèrent à chaque coins de rue, est rendue par une lumière artificielle qui suggère la présence d’un objet à caractère vivant. Nous sommes virtuellement traqués par cette forme interactive. Extension parallèle est une interface de distorsion audio-lumineuse basée sur des coordonnées géolocalisées qui recrée la course du Soleil. Dans ces installations je m’interroge sur la manipulation du temps ainsi que notre comportement face aux technologies, aux avancées scientifiques et climatiques.
Différents types de caméras arrivent sur le marché de la surveillance, comme les caméras infra rouge et thermiques qui permettent d’observer dans des conditions météorologiques dégradées (nuit, pluie, brouillard, neige…). Au sein du cycle de recherche de l’ENSAD Lab je m’intéresse à ces technologies de vision augmenté.
ma.ju(at)hotmail.fr
mariejuliebourgeois.blogspot.com


